Élimination des sargasses :
cadre réglementaire et obligations
Les échouages massifs de sargasses sur les côtes antillaises et guyanaises génèrent des nuisances majeures et des risques sanitaires importants, notamment en raison des émanations de sulfure d’hydrogène (H₂S) lors de leur décomposition.
Afin de protéger la population, les travailleurs exposés et les milieux naturels, leur gestion est strictement encadrée par le Code de l’environnement, le Code général des collectivités territoriales (CGCT), ainsi que par des arrêtés préfectoraux spécifiques aux territoires concernés.
Sargasses échouées : enjeux sanitaires et environnementaux
Les sargasses sont des algues brunes flottantes qui, lorsqu’elles s’échouent massivement sur les plages, peuvent entraîner :
- des émissions de gaz toxiques (H₂S),
- des risques d’intoxication pour les riverains, agents municipaux et touristes,
- des nuisances olfactives importantes,
- une dégradation des écosystèmes côtiers,
- un impact négatif sur l’attractivité touristique.
La gestion des sargasses constitue ainsi un enjeu majeur de santé publique et de sécurité environnementale pour les territoires littoraux concernés.
Cadre légal et réglementaire applicable aux sargasses
- Les sargasses échouées sur le littoral sont considérées comme des déchets.
- Leur ramassage, stockage, transport et élimination doivent respecter les règles générales de gestion des déchets (interdiction de dépôts sauvages, traçabilité, traitement dans des filières autorisées).
- Responsabilité du producteur ou détenteur (ici les collectivités locales littorales) jusqu’à l’élimination ou la valorisation finale.
- Le maire est responsable de la salubrité publique et de la propreté des plages.
- Obligation de mettre en place des mesures de collecte et d’évacuation des sargasses, notamment pour prévenir les risques sanitaires liés aux émanations de sulfure d’hydrogène (H₂S) lors de leur décomposition.
- Les sargasses échouées entrent dans la hiérarchie des déchets : prévention > valorisation (compostage, méthanisation, usage agricole si autorisé) > élimination.
- En Guadeloupe, Martinique et Guyane, des arrêtés spécifiques fixent les conditions de ramassage et de stockage des sargasses afin de protéger la population et les travailleurs exposés.
- Précisent notamment les règles de sécurité (zones interdites en cas de concentration de gaz, équipements de protection pour les agents).
Responsabilités, risques sanitaires et sanctions

En cas de non-conformité
Le non-respect des obligations réglementaires peut entraîner des sanctions pénales, pouvant aller jusqu’à 2 ans d’emprisonnement en cas d’infractions graves.
- Pour les collectivités :
- Une commune qui n’organise pas la collecte des sargasses peut être mise en demeure par le préfet.
- Sa responsabilité administrative peut être engagée en cas de carence, avec possibilité de recours devant le tribunal administratif.
- Pour les exploitants ou prestataires :
- Le dépôt sauvage ou un stockage non conforme de sargasses est passible de sanctions prévues par le Code de l’environnement.
- Amendes pouvant atteindre 75 000 € et 2 ans de prison (articles L173-1 et suivants).
- Risques sanitaires :
- En cas d’intoxication ou d’accident lié à l’H₂S dégagé par les sargasses mal gérées, la responsabilité civile et pénale des responsables peut être engagée.
- Les coûts de dépollution et d’indemnisation peuvent s’ajouter aux sanctions pénales.
Accompagner une gestion sécurisée et conforme des sargasses
Face à des enjeux sanitaires critiques et à un cadre réglementaire strict, Waste Bio Tec accompagne les collectivités et les acteurs territoriaux afin de garantir une gestion conforme, sécurisée et durable des sargasses, en cohérence avec les exigences réglementaires et les contraintes spécifiques des territoires ultramarins.








