Skip to content

Élimination des déchets verts :
cadre réglementaire et obligations

Les déchets verts constituent une part importante des déchets produits par les ménages et les collectivités. Leur gestion est strictement encadrée afin de prévenir les nuisances sanitaires, environnementales et les risques de pollution de l’air.

Le Code de l’environnement et les règlements sanitaires départementaux interdisent formellement le brûlage à l’air libre des déchets verts et imposent leur prise en charge par des filières adaptées : collecte organisée, déchèteries, compostage ou valorisation biologique.

Déchets verts : définition et enjeux réglementaires

Les déchets verts regroupent l’ensemble des résidus issus de l’entretien des jardins et espaces verts : tontes de pelouse, feuilles mortes, tailles de haies, branchages, élagages ou encore résidus de débroussaillage.
Bien que majoritairement d’origine naturelle, ces déchets doivent faire l’objet d’une gestion encadrée, car une élimination inadaptée peut entraîner :

  • des nuisances (fumées, odeurs, gêne de voisinage),
  • des risques sanitaires (particules fines, pollution de l’air),
  • des risques de départ d’incendie, notamment en période sèche,
  • une pollution environnementale, en cas de dépôts sauvages ou de traitement non conforme.


C’est pourquoi la réglementation française et européenne privilégie leur valorisation (compostage, broyage, méthanisation) et interdit le brûlage à l’air libre, sauf dérogations strictement encadrées. Les collectivités locales ont également un rôle central dans la mise à disposition de solutions adaptées (collecte, déchèteries, dispositifs de valorisation).

Cadre légal et réglementaire applicable aux biodéchets

Code de l’environnement – Article L541-21-1 :
  • Interdit le brûlage à l’air libre des déchets verts (tontes, tailles, feuilles, résidus d’élagage).
  • Des dérogations préfectorales peuvent exister pour des raisons sanitaires (lutte contre des organismes nuisibles, espèces invasives) ou de sécurité.
Règlement Sanitaire Départemental type (RSDT) :
  • Applicable dans chaque département via un arrêté préfectoral.
  • Rappelle l’interdiction de brûler les déchets verts.
  • Précise les modalités locales de gestion (dépôts en déchèterie, collectes spécifiques, compostage).
Collectivités locales :
  • Obligées de mettre en place des solutions adaptées :
    • Déchèteries accessibles aux particuliers.
    • Collectes sélectives en porte-à-porte ou en points d’apport volontaire.
    • Promotion du compostage domestique et du broyage pour limiter les volumes.
Droit européen – Directive 2008/98/CE :  
  • Fixe la hiérarchie du traitement des déchets : prévention > réutilisation > recyclage (compostage, méthanisation) > valorisation > élimination.

Santé publique, environnement et conformité réglementaire

L’élimination des déchets verts ne se limite pas à une obligation légale. Elle constitue un enjeu majeur de santé publique, de responsabilité environnementale et de durabilité pour les organisations.

En cas de non-conformité

Le non-respect des obligations réglementaires peut entraîner des sanctions pénales, pouvant aller jusqu’à 2 ans d’emprisonnement en cas d’infractions graves.

  • Brûlage à l’air libre des déchets verts :
    • Constitue une contravention de 3ᵉ classe.
    • Amende forfaitaire jusqu’à 450 €.
    • Amendes plus lourdes possibles en cas de récidive ou de troubles graves (pollution de l’air, incendie).
  • Non-respect des règlements de collecte mis en place par les communes :
    • Dépôt sauvage ou mélange avec ordures ménagères.
    • Amendes forfaitaires comprises entre 35 € et 75 € selon les arrêtés municipaux ou intercommunaux.
  • Infractions graves (pollution ou incendie causés par un brûlage sauvage) :
    • Application de sanctions pénales prévues par le Code de l’environnement.
    • Jusqu’à 2 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende.

Transformer la contrainte réglementaire en atout stratégique

Face à un cadre réglementaire strict et en constante évolution, Waste Bio Tec accompagne les acteurs publics et privés dans la mise en conformité de leurs pratiques, en proposant des solutions fiables, adaptées et respectueuses de l’environnement.

Transformer la contrainte réglementaire en atout stratégique permet ainsi de sécuriser les activités, de valoriser les engagements environnementaux et de s’inscrire durablement dans une démarche de gestion responsable des déchets verts.